| Joueb.com
Envie de créer un weblog ? |
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web. |
and i'll sing in your ear again l'été ne ressemble à rien, est juste joli les terrasses sont de sortie. j'essuie son sang sur mon bras dans la foule et écrase sa rose rouge ridicule je ne le reverrai plus. on me dit l'autre soir, en parlant de Mr truc, il t'aime bien tu sais, merde mon coeur où es-tu j'avalerai le romantisme avec toi. on me dit l'autre soir, tu dégageais quelque chose de très fort j'aurais voulu te courir après alors moi de me dire que putain mais qu'ont ces hommes ces temps-ci à voir en moi l'objet de je ne sais quoi. alors que moi je fais voeux d'abstinence ou presque dans l'attente illusoire du grand retour de Mr truc.
je réussi à ne plus penser ne plus aimer ne plus rêver ce n'est que temporaire je me laisse vivre dans de courtes journées de longues nuits alcoolisées, embrassée dénudée vidée. la vie futile est tranquille qu'importe le reste, j'aime voir le jour se lever.
Le vent glisse partout s'engouffre dans ma robe trop ample, il fait froid je ne pensais pas. D'ailleurs j'évite de penser. Je préfère tout foutre en l'air j'ai ce désir de simplicité soudain de paix lancinante d'abandon de tout courage jamais approché. Il y a des bouts de passé aux attributs masculins qui reviennent et troublent et repartent. J'ai envie de donner des rendez-vous de dire à dans longtemps. En attendant j'éviterai tout sérieux. Ou mieux, j'éviterai tout. La vie, pour l'instant, est plus simple sans sentiments.
j'ai toujours voulu qu'un bel inconnu me dise dans la nuit dans la rue au beau milieu de la ville qu'il devait qu'il dans les yeux et que moi je rougisse et. c'est arrivé hier soir. peut-être demain. et merde je fais quoi moi ?
so many foreign worlds (so relatively fucked) si relativement baisé, oui rien d'exaltant dans mes réveils je passe des heures à la regarder les façades sont grises mes semelles trouées frôlent le sol qui se trempe c'est de la pluie fine et désespérante je dors me réveille finis par chialer comme c'est insipide
fin de la note bref rien à dire que de la merde personne ne rêve de moi nu dans son lit comme c'est triste
Je plie le bas de la page 257 dans le journal d'un vieux dégueulasse que j'aurai mis des mois à effeuiller. Je pourrais tomber amoureuse de tout de ce garçon aux oreilles percées dans sa veste trop chic sous ses cheveux gras qui ne me plaît pas. Je pourrais avec ardeur tomber amoureuse d'un paumé, un alcoolo au regard fatigué, qu'importe. C'est ma période des amours et laisse derrière moi les garçons indécis, les pédés qui ne m'aimeront jamais, le rouge sur leurs lèvres, les riens du tout, les après des lendemains.
Elle me raconte toujours ses rêves. Moi je sais pas, je rêve juste éveillée m'enfonce dans une irréalité c'est fauviste c'est de l'ordre de l'absurde c'est mon surréalisme à moi. Je réécris les banalités ça les rend belles et cette beauté se suspend s'envole peut-être m'écrasais-je alors. Entre les ivresses leurs gueules de bois je tente de me saoûler de la vie de toute façon c'est peut-être simplement ça puis parfois la réalité éclate en sourdine et c'est juste vide. Mais je ne veux pas que mon oeil cesse d'être le transformateur de la vie, je veux pas arrêter de voir du beau du troublant du vibrant là où il n'y a que de la crasse et des mauvais sentiments. Je veux pas arrêter de trouver que les pleurs sont jolis je veux pas voir un jour à travers leurs yeux.
J'abîmais tout par principe.
*
Tu passes de l'autre côté, t'es devenue celle qui supplie et attend, celle qui désire en pleurant. T'es devenue celui que tu méprisais et tu voudrais dormir dans son lit toutes les nuits. Alors que lui il pleure la fille nue dans le bain, habillée sous la douche. Mais si tu l'aimes ainsi c'est parce que sa tristesse est belle, et puis qu'il sait t'empoigner contre un mur la nuit dans la rue, parce qu'il y a que les peaux qui t'attachent, encore une fois. T'es qu'une gamine qui aime qu'on lui fasse la lecture après l'amour et qui se prend à son propre jeu.
Ces jours-ci sont maniaco-dépressifs. Je ne vis plus que dans une réalité incertaine et il n'y a plus d'ordre entre les jours. Je perds toute notion et passent entre mes mains nombre de flacons. Je suis fatiguée, pleure seule dans des parcs innondés, m'endors dans des lits froissés, me lève parfois le soir et n'ai plus la force de détester ça. Les rires me tordent soudain mais nous ne feront plus l'amour je crois. Ce sont les peaux qui m'attachent et ça m'use. Mais ce soir j'aurais voulu chialer très fort de pur plaisir dans cette salle obscure où, ENFIN, je l'ai vu bouffer son micro à quelques mètres de moi.
Parenthèse ensoleillée, les pieds nus touchent enfin l'herbe le bitume, je fais l'amour sur des draps sous un corps inconnu et le jour se lève au-dessus de nous, les terrasses les cafés la moiteur des jours d'été, tout est là, c'est bon. Et après la torpeur tout m'enjoue.
Tout s'oublie finalement, les choses peuvent être légères, vraiment.